Archidiocese de Cotonou

Méditation des textes du 17ième dimanche du temps ordinaire, Année A (akasato)

 

                                    Bien aimés dans le Seigneur !

                  Permettez-moi de vous poser deux questions. Elles peuvent être embarrassantes. Mais je sais que vous n’allez pas me décevoir par vos réponses. Je voudrais donc, non pas vous rencontrer en songe mais plutôt en état de veille. «Que Voulez-vous que je vous donne ? »…Celui qui dit à la suite de cette question, de l’argent, de travail, de promotion, de femme, de mari, des enfants, celui-là a bien répondu. Parce que justement, nous pensons que c’est dans ces choses que réside notre trésor. Le premier livre des Rois que nous avons écouté en première lecture nous montre le vrai trésor qu’il faut rechercher. En effet, Dieu dit à Salomon « Demande ce que je dois te donner ». Mais à cette demande de Dieu, Salomon aura un comportement et une réponse que le monde dans lequel nous sommes, qualifierait de bizarre. En tant que Roi, il s’humilie en affirmant que tout vient de Dieu, et que sans le Créateur, il n’est rien et il ne peut rien faire. C’est étonnant chers frères et sœurs qu’un Roi, celui qui règne à la tête de tout un peuple puisse retourner tout ce qui fait sa gloire à Dieu. Je vous livre encore les belles paroles de louange de Salomon à l’égard de Dieu et qui manifeste son dépouillement total. Il dit « Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi… » Dites-moi, quelle autorité ou quel responsable peut avoir ce sens d’humilité et qui ira jusqu’à dire à un autre et publiquement : « c’est toi qui m’as fait chef. ». Vous pouvez en compter du bout des doigts. Chers frères et sœurs, c’est ce comportement que Dieu recherche en chacun de nous. Salomon a vendu son trésor, sa louange pour payer le vrai trésor. Dans sa réponse, je vois personnellement qu’il n’est pas un homme attaché aux choses de ce monde. Ce qu’il a demandé, c’est le don de la sagesse, un cœur attentif pour gouverner le peuple de Dieu et pour un bon discernement du bien et du mal.

                     Et toi mon frère, toi ma sœur que demandes –tu souvent à Dieu ? à ton prochain ? à ton ami ? Ne demandes-tu pas souvent de l’argent ? de maison ? de richesse ? Si c’est cela ton trésor, je te dis que c’est un trésor éphémère, un trésor périssable. Attachons-nous à Dieu qui est le trésor par excellence. Arrivé à la maison, videz Dieu de votre vie et vous verrez qu’il ne vous restera plus rien. Nos travailleurs de l’évangile ont cherché Dieu et ils l’ont trouvé. Ils sont des travailleurs parce que l’évangile fait allusion à un champ, à un négociant de perles c’est-à-dire un commerçant, à un pêcheur. Ce qui fait la différence entre les deux premiers travailleurs et le dernies, c’est que l’homme qui a découvert le trésor et qui l’a caché à nouveau et le négociant se sont dépouillés totalement pour acquérir le vrai trésor. Nous avons à les imiter. Dépouillons-nous de tout, vendons ce que nous avons de plus cher et laissons Dieu, le trésor des trésors nous habiter. Au cœur de nos activités quotidiennes, nous pouvons rencontrer Dieu notre trésor. La récompense qui attend ceux qui ne vont pas découvrir Dieu, c’est la damnation. Et c’est ce que nous enseigne la troisième parabole de l’Evangile. Cette parabole met l’accent sur le jugement dernier. Au dernier jour, les Anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise. Cultivons chers frères et sœurs l’amour pour Dieu et pour le prochain. Accueillons le don de l’amour de Dieu, lui, il fait tout contribuer à notre bien.

                Le Seigneur soit avec Vous !

                  Père Marius NOUGBODE