Archidiocese de Cotonou

 Geoffroy ANANGONOUGA entre dans l’ordre des diacres (tankpe)

Ordination presbytérale et diaconale dans l’archidiocèse de Cotonou

« Comme il est beau de voir courir sur les montages le messager qui annonce la paix, le messager de la bonne nouvelle qui annonce le salut » Isaie 52, 7. Ils étaient aussi tous beaux, les pas de l’Abbé Geoffroy Anangonouga, alors qu’il s’avançait vers l’autel du Seigneur pour recevoir les grâces de son ordination diaconale ce 08 Août 2017 à la paroisse St Michel de Cotonou. Cette célébration a servi également à Mgr Roger Houngbédji avec deux confrères dominicains de jubiler et de rendre grâce pour leurs 25 ans de sacerdoce.

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Méditation des textes du 17ième dimanche du temps ordinaire, Année A (akasato)

 

                                    Bien aimés dans le Seigneur !

                  Permettez-moi de vous poser deux questions. Elles peuvent être embarrassantes. Mais je sais que vous n’allez pas me décevoir par vos réponses. Je voudrais donc, non pas vous rencontrer en songe mais plutôt en état de veille. «Que Voulez-vous que je vous donne ? »…Celui qui dit à la suite de cette question, de l’argent, de travail, de promotion, de femme, de mari, des enfants, celui-là a bien répondu. Parce que justement, nous pensons que c’est dans ces choses que réside notre trésor. Le premier livre des Rois que nous avons écouté en première lecture nous montre le vrai trésor qu’il faut rechercher. En effet, Dieu dit à Salomon « Demande ce que je dois te donner ». Mais à cette demande de Dieu, Salomon aura un comportement et une réponse que le monde dans lequel nous sommes, qualifierait de bizarre. En tant que Roi, il s’humilie en affirmant que tout vient de Dieu, et que sans le Créateur, il n’est rien et il ne peut rien faire. C’est étonnant chers frères et sœurs qu’un Roi, celui qui règne à la tête de tout un peuple puisse retourner tout ce qui fait sa gloire à Dieu. Je vous livre encore les belles paroles de louange de Salomon à l’égard de Dieu et qui manifeste son dépouillement total. Il dit « Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi… » Dites-moi, quelle autorité ou quel responsable peut avoir ce sens d’humilité et qui ira jusqu’à dire à un autre et publiquement : « c’est toi qui m’as fait chef. ». Vous pouvez en compter du bout des doigts. Chers frères et sœurs, c’est ce comportement que Dieu recherche en chacun de nous. Salomon a vendu son trésor, sa louange pour payer le vrai trésor. Dans sa réponse, je vois personnellement qu’il n’est pas un homme attaché aux choses de ce monde. Ce qu’il a demandé, c’est le don de la sagesse, un cœur attentif pour gouverner le peuple de Dieu et pour un bon discernement du bien et du mal.

                     Et toi mon frère, toi ma sœur que demandes –tu souvent à Dieu ? à ton prochain ? à ton ami ? Ne demandes-tu pas souvent de l’argent ? de maison ? de richesse ? Si c’est cela ton trésor, je te dis que c’est un trésor éphémère, un trésor périssable. Attachons-nous à Dieu qui est le trésor par excellence. Arrivé à la maison, videz Dieu de votre vie et vous verrez qu’il ne vous restera plus rien. Nos travailleurs de l’évangile ont cherché Dieu et ils l’ont trouvé. Ils sont des travailleurs parce que l’évangile fait allusion à un champ, à un négociant de perles c’est-à-dire un commerçant, à un pêcheur. Ce qui fait la différence entre les deux premiers travailleurs et le dernies, c’est que l’homme qui a découvert le trésor et qui l’a caché à nouveau et le négociant se sont dépouillés totalement pour acquérir le vrai trésor. Nous avons à les imiter. Dépouillons-nous de tout, vendons ce que nous avons de plus cher et laissons Dieu, le trésor des trésors nous habiter. Au cœur de nos activités quotidiennes, nous pouvons rencontrer Dieu notre trésor. La récompense qui attend ceux qui ne vont pas découvrir Dieu, c’est la damnation. Et c’est ce que nous enseigne la troisième parabole de l’Evangile. Cette parabole met l’accent sur le jugement dernier. Au dernier jour, les Anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise. Cultivons chers frères et sœurs l’amour pour Dieu et pour le prochain. Accueillons le don de l’amour de Dieu, lui, il fait tout contribuer à notre bien.

                Le Seigneur soit avec Vous !

                  Père Marius NOUGBODE

Homélie à partir des textes du 16ème dimanche du temps ordinaire (A) (akasato)

 

Bien aimés de Dieu, la paix soit avec vous

Lorsque nous regardons autour de nous, les injustices, les déséquilibres des faits, l’incohérence et le désordre de tout genre font que nous sommes tentés de remettre en cause la toute-puissance et la grande bonté de Dieu.

 En effet, les humains que nous sommes, notre manière de voir diffère de celle de Dieu. Nous remarquons que Dieu est le seul qui accepte les bons et les méchants. L’Evangile dit qu’il fait lever son soleil sur les bons et les méchants, il fait tomber la pluie sur tout le monde sans faire de distinction. Pour les humains, c’est très difficile d’accepter cette cohabitation du bien et du mal. Voilà pourquoi les serviteurs du maitre vinrent lui poser la question « Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champs ? d’où vient-il donc qu’il y ait de l’ivraie ? » Effectivement, Dieu a créé bon. Quand il a fini sa création, il vit que « cela était très bon ». D’où vient alors le mal ? Comme Jésus le dit dans la parabole, c’est l’ennemi, c’est-à-dire le mauvais qui vient semer le désordre, le déséquilibre. Chers frères et sœurs, en méditant les textes liturgiques de ce dimanche, deux aspects de méditations attirent mon attention. C’est cela que je voudrais partager avec vous :

Le premier aspect, c’est cette grande patience de Dieu : C’est étonnant d’entendre le maitre dire  « Laissez- les pousser ensemble jusqu’à la moisson… ». Souvent dans notre vie ordinaire, on a tendance à éliminer, à écarter, à finir avec… car c’est très difficile de cohabiter avec le mal.

Dieu dans sa grande miséricorde a voulu donner la chance a tout le monde de bénéficier de sa grâce. Dieu nous surprend toujours avec son infinie miséricorde. Dieu nous accorde souvent le temps qu’il faut pour faire la différence entre le bien et le mal. Est-ce qu’un parent tuerait son enfant qui a en lui le germe du vol ou autre vice ? Non, il chercherait plutôt à l’aider pour qu’il abandonne ce vice et qu’il devienne quelqu’un de normal créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est à cela que nous sommes appelés. Notre désir en ce jour est que le Seigneur vienne à notre secours pour nous libérer de l’intolérance, des conflits de religion, des jugements sévères et prématurés. Dans la 1ère lecture, le livre de la Sagesse nous enseigne ceci :« à tes fils, tu as donné une belle espérance : après la faute, tu accordes la conversion ». Accordons-nous du temps à nos frères pour qu’ils se remettent ?

Le 2ème aspect de méditation, c’est de faire grandir en nous l’esprit de Dieu : c’est l’esprit qui nous fait vivre. C’est lui qui « Vient au secours de notre faiblesse »nous dit Saint Paul dans la 2ème lecture. Alors, pour que le mal ne domine pas en nous, il faut renouveler cet esprit régulièrement. Et la meilleure manière de le faire, c’est de crier vers notre père, car nous ne savons pas prier… Si nous avons l’esprit de vie, nous serons donc comme le levain dans la société, c’est-à-dire des puissances cachées pour que le mal ne se développe pour envahir l’œuvre de Dieu. Une des stratégies qui peut nous aider à vivre avec le mal, c’est de développer le bien.

Ne pensons pas que nous sommes minoritaires, que nous ne pouvons rien faire. L’exemple de la graine de moutarde dans l’Evangile nous encourage. La graine de moutarde est la plus petite des graines. Mais « quand elle pousse, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leur nid dans ses branches ». Pour nous, c’est un stimulant pour être des authentiques chrétiens qui recherchent ce qui fait honneur au nom que nous portons et fait grandir l’amour de Dieu pour la construction du royaume des cieux. Comme le dit la parabole, les bons grains, ce sont les fils du royaume, l’ivraie, ce sont les fils du mauvais. Nous qui nous déclarons chrétiens ou qui portons le nom de chrétiens, nous sommes appelés à vivre dans ce monde avec les fils du mauvais sans être contaminés par eux. Nous devons être vigilants comme Jésus nous le rappelait le Dimanche passé. Demandons au Seigneur de renouveler notre cœur afin qu’il soit à l’image du sien ; ainsi nous pourrons vouloir et agir en transformant ce monde en un monde meilleur pour sa plus grande gloire.

Amen !

                                              Père Marius NOUGBODE

JEU-concours Spécial 150 ans (fijrose)

Dans le cadre du Jubilé des 150 ans de la fondation de leur Congrégation en 1867 par Monseigneur Daniel Comboni, les Missionnaires Comboniens de la paroisse Saint Fran-çois d’Assise de Fidjrossè (Cotonou) organisent à l’intention des enfants et des jeunes, un jeu-concours avec, pour objectif de faire connaitre celui que, dans son Message pour la Journée Mondiale des Missions 2004, le Pape Jean-Paul II a qualifié de "grand apôtre de l’Afrique".
Les candidats ont la possibilité de choisir entre :

 

? le génie combonien, en répondant à un questionnaire à retirer au secrétariat de la paroisse (du mardi au samedi, de 9h à 12h 30 et de 16h à 18h30).

? la poésie, en composant un texte poétique qui s’attache à révéler la figure excep-tionnelle de ce grand missionnaire et ami de l’Afrique.

? la composition d’un chant qui donne à découvrir la personne de Saint Daniel Comboni et son amour pour l’Afrique.

? la réalisation d’un dessin mettant en relief l’amour de Saint Daniel Comboni pour les Africains.

Un spectacle pour bâtir l’Eglise de Tankpè (tankpe)

 

 

L’enfance missionnaire de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè sous la conduite de son berger l’Abbé Joël CHANHOUN, vicaire de la paroisse et aumônier de l’enfance a organisé dans la soirée du samedi 15 juillet 2017 un spectacle dénommé « le spectacle des bâtisseurs » dont les fonds mobilisés vont servir à la construction de la nouvelle église.

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Méditation des textes du quinzième dimanche du temps ordinaire, Année A (akasato)

 

Fils bien aimés dans le Seigneur !

La parabole du semeur que nous venons d’écouter dans l’Evangile révèle en réalité notre attitude devant la prédication, notre attitude au moment où le prêtre après la proclamation de l’Evangile, nous fait entrer dans la compréhension du texte.

Déjà avec Jésus la parole de Dieu semble porter de fruit pour certains et pour d’autres, elle semble être un échec. Jésus en racontant cette parabole, voudrait préparer spirituellement et psychologiquement tous ces envoyés à prendre conscience que leurs enseignements peuvent être reçus ou non. Chacun de nous présent dans cette Eglise peut se situer à la suite de l’Evangile de ce jour. Ce qui est dit dans l’Evangile, se passe encore aujourd’hui sous nos yeux. Jésus, à cause de ces foules nombreuses, monta dans une barque pour enseigner.De même le prêtre ou l’envoyé de Dieu, à cause de notre nombre monte sur la montagne du Seigneur qui est l’autel afin de vous servir la parole de Dieu.Cette parole qui est donnée gratuitement et qui est source de joie, de bonheur et de salut pour toute l’humanité. Pour semer chers frères et sœurs, nous savons que plusieurs éléments entrent en jeu. Il faut non seulement la présence du semeur, de la graine à mettre en terre,mais aussi la terre qui peut être fertile ou non. Le Christ étant le semeur par excellence dans l’Evangile, me fait semeur de la graine divine de par mon ordination sacerdotale. Et ce que je viens semer comme graine et dont parle l’évangile, c’est la parole de Dieu. Certains parmi vous ici présents constituent la bonne terre, d’autres la mauvaise, d’autres encore la moins bonne. La question est de savoir si je suis une terre bonne ou une mauvaise ? A chacun de répondre tout en étant sincère et vrai. Vous ne pouvez pas imaginer la grande joie d’un pasteur ou d’un parent quand un de ses fils lui restitue les paroles qu’il vient de prononcer. Arrêtons-nous un instant chers frères et sœurs pour voir l’état des terres dont parle le Christ, cela pourra nous aider à faire un bon discernement.

-Notre semeur de l’Evangile est sorti pour semer, et pendant qu’il sème les grains sont tombés au bord du chemin et les oiseaux sont venus tout manger. Oui, certains sont là parmi nous, ils écoutent les textes lus à l’église, les paroles que le prêtre prononce. Ils n’y comprennent pas grande chose, ils sont en chemin pour comprendre. Malheureusement au cœur des difficultés, ils s’écartent du chemin pour croire à d’autres divinités, à d’autres dieux qui ont des bouches et qui ne parlent pas, qui ont des oreilles, qui n’entendent pas ; qui ont des mains et ne touchent pas.La conséquence c’est que ceux-là deviennent avec le temps comme ces petits dieux. Que Dieu nous en épargne.

-Notre semeur rencontrera une autre terre. Il s’agit cette fois-ci d’un sol pierreux. Vous imaginez certainement déjà le résultat quand quelqu’un sème sur une telle terre. D’abord la terre est peu profonde, ensuite elle est infertile, et enfin la semence sera sans résultat satisfaisant, autrement dit la graine mourra faute de racine. Nous sommes parfois à l’image de cette terre quand nous écoutons attentivement la parole de Dieu pour un moment. Juste pour le temps où nous sommes dans l’Eglise. Ils sont nombreux les fidèles qui pensent que ce qui est dit ou enseigné à l’église n’a de valeur quand on est seulement entre les murs de l’Eglise. Je revoyais en image cette dame qui me disait avec joie « Mon père, moi je suis fidèle à mon Dieu. Quand je suis sur la paroisse, je fais tout ce que les prêtres nous disent. Quand je vais au village, j’offre tous les sacrifices demandés par les dieux de ma famille et ceci sur recommandation du chef de famille. ». Notre dame n’a pas de racine en elle. Elle est une femme du moment. A l’Eglise elle fait confiance à Dieu. En famille elle fait confiance aux dieux. L’évangile à raison de dire de ceux-là, qu’ils trébuchent.

-Notre semeur fera tomber sa semence dans les ronces qui l’étoufferont. La parole de Dieu est semée dans le cœur des pauvres, dans le cœur des riches. Le pauvre qui accueille cette parole tout en demeurant soucieux, ne peut pas porter du bon fruit. De même, le riche qui reçoit cette parole tout en étant attaché à ses richesses, ne peut pas porter du bon fruit. Ce qui constitue nos ronces ce sont peut-être nos soucis, nos richesses, nos raffinements de coiffure, nos belles toilettes, nos beaux habits que nous mettons le plus souvent au premier rang.Libérons-nous chers amis de ces séductions qui étouffent la parole de Dieu en nous et nous empêchent de porter des fruits pour Dieu.

-Enfin notre semeur rencontrera au moment de la semence la bonne terre. La bonne terre ne ment jamais. La bonne terre à une oreille attentive. Elle comprend les paroles qui sortent de la bouche de Dieu. Nous sommes invités à être plutôt cette bonne terre dont parle l’évangile.

Le paradoxe c’est que notre semeur de l’Evangile, sème partout. Il ne fait pas donc de distinction entre les hommes. Il manifeste le même amour à l’égard de tout. Et comme l’a dit la première lecture, la parole qui sort de la bouche de Dieu ne reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui plaît à Dieu, sans avoir fait sa mission. Dieu est patient. Il ne nous bouscule pas pour notre conversion. Il nous laisse libre et il sait que quand nous accueillons sa parole dans notre vie, nous serons libérés des souffrances de ce monde, de l’esclavage. Prions le Seigneur de nos donner son Esprit-Saint pour qu’en écoutant la bonne nouvelle, nous soyons renouvelés de l’intérieur en vue d’un bon fruit pour toute l’humanité.

Le Seigneur soit avec vous !

Père Marius NOUGBODE

Homélie du douzième dimanche du temps ordinaire (A) (akasato)

 

Texte : Jr 20 ,10-13 / Ps 68 (69) / Rm5, 12-15/ Mt 10,26-33

 

Bien aimés dans le Seigneur !

Les textes que la liturgie nous propose en ce 12ème dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A, nous invite à la confiance en Dieu. N’ayons pas peur. Faisons confiance à Dieu. Jésus nous invite à ne pas avoir peur. Et il situe aujourd’hui cette méfiance à trois niveau : Ne pas avoir peur des hommes, ne pas avoir peur de la mort, ne pas avoir peur de faire preuve de témoignage.

« Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu ». L’homme doit être porteur de la vérité du Christ. Rappelons-nous qu’à la suite du Christ, nous ne sommes plus des gens de ténèbres, mais nous sommes devenus par notre adhésion au Christ des fils et fille de la lumière. Et pour cela, notre lumière doit briller pour dissiper les ténèbres. La vérité doit triompher. Le Christ n’est-il pas vainqueur du monde ? N’est-il pas la Vérité ? N’a-t-il pas parlé ouvertement aux foules qui venaient à lui ? Imitons Jésus pour que demeure sur terre notre vie de chrétienté.

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps ». Nous avons tous peur de la mort, petits et grands. Or la mort est une réalité évidente. La peur de la mort  nous amène en effet à ne pas être vrai, à ne pas faire preuve de vérité sur nous-mêmes, à ne pas faire preuve de vérité sur les autres. « Si tu dis, tu mourras » disait une maxime populaire. Seul Dieu a le pouvoir de faire périr le corps et l’âme. Chassons alors de notre vie, la peur et craignons plutôt celui qui est l’auteur de la vie.

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon père qui est aux cieux ». Si nous faisons preuve d’un bon témoignage, alors le Christ nous rassure qu’il ne peut pas nous laisser, qu’il intercèdera pour nous auprès de son père. Dans le cas contraire, il ne peut que nous laisser à notre sort. Soyons des hommes de foi, d’espérance et de charité et laissons-nous plonger dans l’amour de Dieu qui chasse de nos cœurs la crainte, la peur.

Le Seigneur soit avec vous !

Père Marius NOUGBODE

Homélie du dimanche : Fête- Dieu (Saint Sacrement) (akasato)

 

Texte :Dt 8, 2-3.14b-16a / Ps 147 (147b) / 1Co 10,16-17/ Jn 6,51-58

 

           Bien aimée dans le Seigneur,

Aujourd’hui c’est la fête Dieu et l’Eglise nous donne l’occasion de vénérer le grand mystère du corps et du sang de notre Seigneur Jésus pour notre rédemption.

            Oui durant toute une année, le mystère se célèbre chaque jour. Avons-nous conscience de sa grandeur ? Vivons-nous vraiment le mystère comme il le faut ?

                   Dieu dans sa grande miséricorde s’est toujours donné aux hommes. Dans le livre du Deutéronome que nous avons écouté en première lecture, Dieu a nourri les hébreux éprouvés par sa Parole. Ce qui sauve l’homme ce n’est pas la nourriture, ce n’est pas le pain ordinaire c’est la Parole de Dieu « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur » c’est par la Parole du Seigneur que nos pères  ont été nourris de la Manne au Désert ; c’est par elle que Dieu rappelle aux Hébreux ses merveilles de jadis. Nous devons nous souvenir de ses merveilles et les célébrer. Et la vraie célébration des bienfaits du Seigneur prend sa racine dans l’Eucharistie qui ne se célèbre pas seule. Elle est communion des cœurs et des Esprits car Dieu lui-même est communion. C’est pourquoi St Paul dans la deuxième lecture disait aux Corinthiens « La coupe de Bénédiction que bénissons , n’est –elle pas communion au sang du Christ ?Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ?Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps car nous avons tous part à un seul pain » L’Eucharistie c’est la nourriture divine. C’est la vie de Dieu. Une vie remplie de promesse : la vie éternelle et la Résurrection. D’ailleurs Jésus appelle son corps, PAIN de VIE et son sang LA VRAI BOISSON et nous invite à le manger. La seule condition pour que le CHRIST demeure en nous et nous en LUI, c’est de manger son corps et de boire son sang « Celui qui mange mon corps et boit mon sang demeure en moi et MOI en lui ».

                      Chers frères et sœurs notre âme a besoin plutôt de la nourriture de Dieu. C’est elle qui nous maintient dans la communion avec Dieu, avec nos frères et sœurs.

Le Seigneur soit avec vous !

Père Marius NOUGBODE