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ARCHIOCESE DE COTONOU

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Rapport de la deuxième journée du quasimodo 2017

La deuxième journée du quasimodo édition 2017 s’est ouverte avec la prière de l’office des lectures célébrés avec une ferveur et une ardeur nobles. Au terme de cette belle liturgie, il est revenu à Mgr l’Archevêque d’introduire les travaux.

Dans son allocution axée sur une double visée, Mgr Roger a, en un premier temps, indiqué sa grande satisfaction du fait de la massive et non pléthorique présence des agents pastoraux de notre diocèse, signe efficient de leur communion pleine et véritable avec lui, mais aussi manifestation d’une authentique adhésion au projet de planification stratégique, thème axial de ce quasimodo. Toutefois, une telle œuvre nécessite une initiation donnée par un Maître. C’est pour cela que se tournant vers Mr John Prosper SEKA, Consultant en planification, Mgr Roger lui a décerné la palme de sa reconnaissance pour la conduite admirable de cette session de formation.

A la suite de ces remerciements, Mgr a alors dressé le tableau de l’essentiel à retenir de la première journée sous un triple angle, en un deuxième temps. Si tout est sujet au changement qu’un système statique est illusoire et chimérique, alors, il est aisé de formuler, sans risque de se tromper que le changement est de par son essence inévitable. Pour ce faire, il faudra en prendre la mesure pour en faire une efficiente gestion. Celle-ci passe  par l’élaboration d’un plan stratégique ayant comme vecteur principal une vision claire portée par la structuration des compétences institutionnelles, techniques et humaines. Le rôle du Leader consiste donc dans l’initiation, l’accompagnement, le maintien du changement en vue de porter à terme la vision. Mieux, il devra trouver les moyens adéquats pour une gestion adéquate des circonstances et des imprévus.

A cette synthèse lumineuse de Mgr a succédé le rapport de la première journée. Celle-ci voudrait insister dans la mesure du possible sur le fil conducteur de l’étape initiale de notre quasimodo. Présenté par le Père Jean Claude KOUDESSA, ce rapport s’est achevé  sur une ouverture judicieuse sur les travaux de la deuxième journée. Le Père SOGNI Victor, Modérateur Général, a alors soumis le rapport à l’appréciation de Mr John Prosper SEKA.

Prenant alors la Parole, le Maître de conférences s’est dit séduit par ce texte dont la clarté symbolise l’assentiment de toute l’assemblée à la thématique. Mais en quoi consistera cette deuxième journée de quasimodo ? Deux moments complémentaires serviront de cadres directeurs des causeries de cette journée : achever l’œuvre considérable entamée hier et commencer une nouvelle phase de notre introduction au changement.

La première conférence servit de cadre favorable pour l’accomplissement du premier objectif de la journée : une analyse des résistances. En effet, nonobstant son caractère inévitable et inéluctable, le changement ne va pas de soi. Il existera toujours un ensemble de résistances, massives ou non, au changement du fait d’incompréhensions ou de perceptions altérées la nostalgie du passé. Les résistances sont donc inhérentes à tout changement authentique. Silencieuses, explicites ou implicites, celles-ci peuvent prendre des formes diverses. Se manifestant par des actes et des paroles, les résistances mal gérées constituent le facteur primordial des échecs du changement. Une meilleure gestion du changement passe donc par la gestion convaincante et conséquente des résistances.

Pour se faire, il faudra aider et guider les diverses résistances vers une adhésion motivée. Une telle démarche ne peut se faire que dans une maîtrise de la psychologie des résistances. D’après Elizabeth KUBLER-ROSS, dans son «  les derniers instants de la vie » (1969), la résistance des malades en stade terminal est influée par deux facteurs : l’amour propre du malade et le temps. Le Malade passe d’un farouche refus de sa maladie à une acceptation progressive. Le refus est exprimé par une colère qui laisse place peu à peu  en Marchandage puis à une dépression, source d’une propulsion vers l’acceptation. Parallèlement, les résistances au changement suivent cette courbe psychologique. Puisque le changement est inévitable, l’acceptation est le moyen le plus adéquat pour y adhérer.

Les résistances au changement se manifestent entre autre  par la baisse de la productivité ainsi que le non-respect du délai de traitement des dossiers. Les causes profondes des résistances trouvent dans la classification suivante leur synthèse non exhaustive, mais juste : le manque de conscience du besoin de changer, la peur de l’inconnu, l’insécurité de la fonction, le manque de parrainage. Ces causes peuvent être exacerbées par des facteurs personnels (les situations sanitaires, financières et relationnelles, les expériences religieuses ainsi que des perspectives de carrières) et structurels (une culture paroissiale ou diocésaine de changements mal effectués, des valeurs et cultures organisationnels défaillantes). 

Comme sus-évoqué, les résistances sont inévitables. Elles sont l’expression de la structuration des groupes humains composés de trois classes : les inconditionnels du oui (moins nombreux), les inconditionnels du doutes (plus nombreux, qui recherchent la cause du changement) et les inconditionnels du non, réfractaires  au changement. La gestion des résistances est donc plus qu’urgente pour diverses raisons : 1. La mise en application du changement nécessite la contribution de tous, 2. Converti, un résistant devient un allié sûr, 3. L’adhésion de tous est la condition du changement. C’est dans la mesure où les individus entreront dans la dynamique du changement que la société pourra tendre vers un authentique changement. Les modèles bibliques de résistances (Adam, Abraham, Moïse…) nous laissent entrevoir la  méthode divine de gestion des résistances. 

De  nos jours plusieurs méthodes sont proposées en vue de la gestion des résistances. De l’ensemble de ces approches, Mr SEKA a alors introduit toute l’assistance à la théorie ADKAR. Le principe de base de cette méthode est le suivant : le changement des individus est la mesure du changement de toute organisation. Pour ce faire, la gestion des résistances au changement suivra une stratégie en cinq étapes que nous avons appliquées au contact de trois cas pratiques:

  • Développer la Conscience du besoin de changement au moyen d’une préparation claire.
  • Créer la volonté de changer par une motivation juste
  • Acquérir la connaissance pour changer
  • Développer les compétences pour changer
  • Trouver les mesures de renforcement du changement

En guise de conclusion à cette dernière partie de la gestion du changement, Mr John Prosper a établi l’objectif final de tout son enseignement : Reproduire des gens d’influence. Après un tel exposé, une halte s’est alors imposée pour reprendre des forces.

De retour dans la salle de conférence, la deuxième phase de notre marche a été entamée. En effet, s’il urge de mettre de place un plan stratégique, une initiation à l’outil de planification s’avère plus que nécessaire. Comme l’indique son titre : initiation à la méthodologie de planification stratégique, ce deuxième chapitre a donc pour objectif d’introduire les agents pastoraux au plan stratégique en cours d’élaboration. Cette initiation prendra source dans la détermination du besoin diocésain de planification, la définition de la nature et des objectifs de la planification stratégique et la simulation de la démarche de planification stratégique.  Le plan de ce chapitre s’articulera donc sur un ensemble de 7 axes dont entre autre: le besoin de planification stratégique, la définition des concepts de planification, la valeur de la planification stratégique, les éléments courants de la Planification stratégique, la démarche de planification. Cependant une question demeure : avons-nous réellement besoin d’une planification stratégique pour notre archidiocèse ?

Pour répondre à cette interrogation deux avis ont été recueillis : l’un positif met la planification comme facteur de gestion du changement et l’autre, non pas négatif, se voulait une inquiétude par rapport au délai de mise en exécution du plan stratégique. La belle maxime de Sénèque vint donner le ton de cette analyse : « il n’y pas de vent favorable pour qui ne sait pas où il va ». De la fiche signalitique du diocèse, il ressort que notre Archidiocèse est traversé par des vents internes et externes qu’il faudra discerner efficacement. Le besoin de planification s’est davantage révélé au travers d’un questionnaire dont la moyenne fut de 23, 1. Cette moyenne est similaire au résultat de l’atelier de formation au plan stratégique réalisé il y a peu avec 22, 1 comme moyenne. Cette similitude est l’expression d’une constance et d’un besoin de changement.

Ce besoin de planification a été porté à l’eucharistie présidée par Mgr Roger et concélébrée par l’ensemble des prêtres. Dans l’introduction à la liturgie, Mgr a insisté sur le fait que notre besoin de plan stratégique s’inscrit dans le plan de Dieu qui le premier a initié un plan stratégique pour l’humanité comme l’exprime l’Evangile de ce jour : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais obtienne la vie éternelle ». Le déjeuner fut l’un des moments favorables pour échanger sur les questions diverses. 

L’après-midi, les travaux ont repris à 14h 50 avec l’énonciation de quelques communiqués. Les Nones nous ont introduits à la conférence. Après la synthèse présentée par le Père Gilles GUIDADE,  Mr John Prosper SEKA a porté quelques précisions. D’abord, le parrainage doit être ici entendu sous l’angle hiérarchique : il s’exerce à divers niveaux en fonction du principe de subsidiarité. Ensuite, le leader doit travailler à le demeurer. Enfin, les vents favorables ou non sont à discerner en vue d’une clarification véritable. La planification est donc un processus qui aide à délimiter les règles générales de la conduite.

Les stratégies sont multiples. Mieux, elles sont aussi anciennes que l’existence humaine. Déjà en Lc 14, 31, Jésus invitait ses disciples à l’élaboration d’une planification conséquente. Les stratégies ont une origine  militaire. Pour une efficace stratégie, un ensemble de quatre étapes est nécessaire : une économie des moyens, une rapidité d’action, la disponibilité des moyens mis en jeu, la motivation des troupes et des officiers. Une stratégie ne pourra donc s’établir que dans le jeu de l’interaction des trois questions que voici :

  • Que veut faire l’organisation ?
  • Que peut faire l’organisation ?
  • Que sait faire l’organisation ?

C’est dire qu’il faudra faire l’inventaire des opportunités et menaces, des forces et faiblesses de l’organisation. Mais pourquoi une stratégie ? Elle est nécessaire pour réagir face aux évolutions de l’environnement, pour rechercher une compétitivité. Elle servira donc à améliorer des résultats, à partager la vision de base, à clarifier les rôles de chacun, à fournir des points de référence, à résoudre les problèmes fondamentaux. 

Néanmoins, comme toute œuvre humaine, la planification pourrait avoir des limites. Des obstacles multiples peuvent se révéler au fur et à mesure de son exécution : les obstacles temporels, financiers, les résistances au changement, la diversité des groupes … A cet effet, les composantes d’une planification sont une vision claire, une mission de base, les objectifs stratégiques ainsi que des résultats. La mise en contexte a permis à tous les agents pastoraux d’entrer dans l’esprit du plan stratégique quinquennal avec la répartition des travaux à effectuer en carrefour par vicariat pour la journée de demain.

Au terme de cette journée, chacun a été exhorté par le Modérateur et Mgr Roger à une lecture attentive du plan stratégique en cours d’élaboration. Les vêpres et la bénédiction de Mgr virent conclure la deuxième journée. 

Rapport de la Première journée du quasimodo 2017

La Session du Quasimodo 2017 s’inscrit désormais dans la tradition de ces assises post pascales que les agents pastoraux de notre Archidiocèse, en communion avec leur Evêque, tiennent pour aborder, cerner et affronter les défis de l’Evangélisation. Cette année, sous l’initiative et la convocation de notre Père Archevêque, l’idée et la mise en œuvre d’un Plan Stratégique d’Action Pastorale constitue la substance centrale de notre Quasimodo.

Première messe chrismale de Mgr Roger

Le mercredi 12 avril 2017 à partir de 9h a eu lieu la première messe chrismale de Mgr Roger HOUNGBEDJI. Les prêtres en mission dans l'archidiocèse étaient pratiquement tous présents, environ quatre cent (400) : vicaire général, vicaires épiscopaux, responsables de diverses institutions, curés et vicaires des paroisses. C’était en la cathédrale Notre-Dame de miséricorde de Cotonou au milieu d’une foule innombrable de religieuses et religieux, fidèles chrétiens laïcs venus prier avec et pour leurs pasteurs sous l’animation des chants des chorales Maîtrise et Hanyé de la cathédrale et dont beaucoup n’ont pu s’installer que sur la cour de la paroisse à l’air libre, sous des bâches dressées çà et là.

Devant eux et après la rénovation des promesses sacerdotales des prêtres, Mgr l’archevêque a béni les trois huiles traditionnelles : l’huile des malades, l’huile des catéchumènes et le Saint chrême. De ces différents gestes le prélat en a tiré trois leçons essentielles à l’homélie qui rappellent que par notre consécration, nous sommes « des hommes animés de l’Esprit de Dieu, des hommes mis à part et enfin, des hommes solidaires et engagés envers les plus démunis, notamment les laissé-pour-compte, ceux qui sont victimes de toutes sortes de manque ou de détresse et qui vivent autour de nous ».

Mgr Roger Houngbégi dans le vicariat de Ouidah

L’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji a séjourné du lundi 21 au jeudi 24 février 2017 en visite pastorale dans le vicariat de Ouidah. Il est allé sous la direction du Curé-doyen, recteur de la Basilique immaculée conception de Ouidah et vicaire épiscopal, le Père Victor Sogni, à la rencontre des agents pastoraux des trois doyennés composant ledit vicariat : Hèvié ; Lac Ahémé et Ouidah. Avec leurs curés-doyens respectifs Eric Jeannot Alidjinou, Cauïs Georges Addrah et le Père Sogni,

Clôture du jubilé d’or du Monastère Saint Joseph de Toffo

L’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji a présidé le dimanche 29 janvier 2017, la messe d’action de grâce et de clôture du jubilé d’or du Monastère Saint Joseph de Toffo à la chapelle dudit Monastère situé à une cinquantaine de km au nord de Cotonou. C’était en présence des

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