• on 4 mai 2019

QUASIMODO 2019, Un rendez-vous de communion fraternelle

SYNTHESE GENERALE

« Vivre la communion fraternelle en Eglise famille de Dieu », ainsi s’énonce le thème de l’année pastorale 2018-2019, thème qui meut depuis peu nos cœurs et constitue la ligne directrice de nos actions pastorales. C’est dans la dynamique de ce thème que s’inscrit la session du Quasimodo 2019. Le principal motif de ce grand rassemblement de notre communauté chrétienne étant, selon les mots du Père Théophile AKOHA, Vicaire Général : intensifier et consolider notre communion fraternelle, revisiter les bases de notre Plan Stratégique d’Action Pastorale, suivre un certain nombre de communications pour la pastorale et notre bien-être intégral.

Cette rencontre désormais traditionnelle a été comme depuis toujours, un véritable creuset de la célébration de la fraternité et un espace de réflexion profonde sur la vie de l’Archidiocèse de Cotonou. Elle a réuni, du 30 Avril au 03 Mai 2019 les agents pastoraux de notre Archidiocèse autour de leur Père et Pasteur Mgr Roger HOUNGBEDJI assisté de ses deux Vicaires Généraux, les Pères Théophile AKOHA et Roger SEVOH. Portant, dans ses premiers jours sur le point des activités des projets du PSAP, ces assises ont été l’occasion de dix communications données par des personnes ressources dont des prêtres et des fidèles laïcs. S’il est vrai que ces différentes interventions souvent suivies de débat pour une compréhension toujours plus profonde, ont donné une allure très intéressante à cette rencontre de quasimodo et permis d’équilibrer les regards sur les différents aspects de la vie et du futur de notre communauté chrétienne, les prières des offices, les Messes et les agapes fraternelles en ont donné le ton solennel. Pour nous replonger dans l’atmosphère de ces différents moments vécus, nous proposons ici une synthèse générale des  activités menées suivant les quatre jours.

  • PREMIERE JOURNEE

Commencée avec la prière de l’office des lectures, la première journée a connu l’ouverture de cette traditionnelle rencontre pascale de quasimodo session 2019 par les mots de Mgr l’Archevêque. Celui-ci a en effet salué tous les participants présents et invité chacun à donner le meilleur de lui-même pour un enrichissement mutuel pendant ces jours de réflexion. A sa suite, le Père Théophile AKOHA, en sa qualité de modérateur de la curie, comme pour introduire l’assemblée dans la dynamique des activités de cette session du Quasimodo, a fait la présentation du programme que suivront les assises.

Ainsi était lancées les activités de la journée du Mardi 30 avril. Cette journée a été meublée de quatre grandes communications portant essentiellement sur les projets du Plan Stratégique qui en est à sa deuxième année d’exécution, et sur le partage des expériences du Burkina Faso en matière de CEB ou encore CCB au Burkina Faso (communauté chrétienne de base)

            La première communication donnée par le Père Antoine METIN, Président du Comité exécutif du PSAP a  consisté en une évaluation des projets du PSAP en cours de réalisation. Son intervention qui est essentiellement un compte rendu des travaux du PSAP, s’est déclinée en trois points dont : les projets en cours d’exécution, l’analyse de l’exécution des projets et un bref aperçu des projets de l’année 2018-2019.

            Le plan Stratégique compte 49 projets dont seize (16) ont été menés à terme au cours de l’année 2017-2018. Le lancement de cette année pastorale fut l’occasion d’en inaugurer huit (08) encore tandis que de nouvelles structures continuent à se mettre en place pour lesdits projets. Au nombre de ces huit projets on retient :

  • La Caisse de solidarité et d’investissement pour les œuvres diocésaines (Projet 111a)
  • La restructuration des Aumôneries d’apostolat (Projet 112a)
  • La création d’une direction diocésaine de la Santé (Projet 122a)
  • La création de la commission diocésaine des CEB (Projet 221a)
  • le suivi-évaluation de l’exécution des chants communautaires (Projet 231a)
  • les règles et procédures de gestions (Projet 311b2)
  • la Cellule diocésaine d’Audit interne (Projet 311c)
  • Les plans paroissiaux et sectoriels (projets 321a et 321b)

L’analyse des résultats obtenus jusque-là permet de décerner un satisfecit aux responsables en charge de l’exécution de ces projets. Les projets ont réellement démarré et il y a de quoi se féliciter et s’encourager mutuellement. Néanmoins une certaine promptitude doit être observée pour répondre davantage et adéquatement aux diverses sollicitations liées à la mise en œuvre effective du PSAP. Par ailleurs, trente-trois projets (12 pour le compte de la foi authentique, 10 pour la Communion fraternelle et 11 pour la Bonne Gouvernance) ont été lancés pour le compte de l’année pastorale 2018-2019. En bref,  tout évolue normalement  en dehors des  projets liés à la pastorale de la vocation et aux Aumôneries de services dont l’évolution est en butte à des difficultés.

La deuxième communication faite par le Père Ambroise LAHATAN, responsable du Comité technique Foi Authentique, a ouvert la vague de la présentation des nouveaux projets sus-evoqués ; présentation qui a emprunté trois axes à savoir : les objectifs spécifiques, les activités menées et résultats obtenus et des propositions faites à l’endroit de Mgr l’Archevêque. Le Père a en effet considéré dans son intervention, les 12 projets en cours d’élaboration de l’objectif stratégique Foi authentique. De son exposé on peut retenir quatre point essentiel dont la considération soutiendrait l’expression de la foi authentique : la nécessité d’une meilleure politique d’implantation des communautés religieuses pour un meilleur quadrillage du territoire diocésain, la mise en place d‘une école de catéchistes, l’octroi de bourses à quelques enfants issus de familles démunis et la promotion d’écoles inclusives pour les personnes vivant avec un handicap.

            La troisième communication de la journée a été assurée par le Père Alain DOSSEH pour le compte du comité technique Communion fraternelle. Elle s’est axée sur le suivi et l’évaluation des 10 projets en cours d’élaboration de l’objectif stratégique Communion fraternelle. Le point de mire de cet objectif stratégique est la vie fraternelle entre les agents pastoraux dans les vicariats. Sa finalité proche est la rédaction d’un nouveau Directoire pour la vie et le ministère des prêtres en communauté sacerdotale. Le communicateur a également insisté sur l’amélioration du service d’accueil et la mise en place d’un service d’ordre bien structuré et tenant compte de l’existant.

La dernière communication de la journée est celle du Père Ernest OUEDRAOGO, prêtre de l’archidiocèse de Ouagadougou. Son entretien sur le thème « L’intérêt pastoral des CCB. Expérience de l’Eglise famille de Dieu au Burkina Faso » peut se résumer en un partage d’expérience de 21 ans de vie des CCB au Burkina Faso. La communication repose sur trois piliers à savoir l’intérêt pastoral des CCB portée par l’Eglise Universelle depuis le Concile Vatican II ; l’intérêt pastoral suscité par l’avènement des CCB au Burkina Faso et les options pastorales fondamentales de 1977. En effet, après un aperçu historique sur le processus d’érection des CCB, processus qui traduit le passage d’une Eglise concentrée sur l’action des pasteurs à une Eglise qui engage la responsabilité de tous y compris les fidèles, selon l’option du CV II, le communicateur a fait cas de la nature, de l’identité, de la vie des CCB et de leur ambition pour l’Eglise Famille de Dieu au Burkina Faso. Au regard de cette riche expérience, il nous revient d’en tirer le meilleur pour améliorer ce que nous entreprenons, tout en tenant compte des spécificités de notre Eglise particulière.

C’est sur cette dernière communication que prit fin la journée avec la prière de l’office des vêpres dirigée par Mgr l’Archevêque.

 

  • DEUXIEME JOURNEE

Après la prière de l’office des Lectures et les mots de salutation et d’encouragement de Mgr l’Archevêque, la journée a pris son envol avec la lecture, les amendements et l’adoption de la synthèse des travaux de la première journée. Cinq communications étaient au menu de cette journée.

 La première communication a été donnée par Mme SOTINKON Claudine. Avec elle, les onze projets entrant dans le cadre de l’Objectif stratégique Bonne Gouvernance ont été explorés. Au nombre de ces projets,  trois ont subi quelques modifications au vu du document de départ. Il s’agit du projet 311A  désormais subdivisé en 311A1 (Renouvellement des instances de la Curie) et 311A2 (Restructuration de la chancellerie) ; du projet 312A reformulé par l’équipe-projet qui a jugé important que la curie soit détachée de la résidence de l’Archevêque (Projet 311A : construction et équipement du siège de la curie diocésaine et d’une résidence pour Mgr l’Archevêque) ; et du projet 311H qui a subit des modifications en vue de rendre effective une solidarité inclusive (Projet 311H : la création et le fonctionnement d’une commission diocésaine de mobilisation des ressources en vue d’améliorer l’animation missionnaire et favoriser le financement des projets pour la mission, de favoriser l’auto prise en charge des séminaristes et du séminaire du diocèse, et d’assurer le financement des œuvres du diocèse et du PSAP). Pour finir retenons avec Mme SOTINKON qu’après le secteur de la santé, le plan stratégique du secteur de l’éducation est déjà en cours.

La deuxième communication a été faite par les Pères Guillaume CHOGOLOU et Crépin ACAPOVI, membres de la Commission des OPM. Elle  s’est déclinée en deux volets. Le premier a rapport au point fait pas le Père Guillaume sur un événement important initié par le Pape François, celui de la tenue d’un Mois Missionnaire Extraordinaire au mois d’octobre 2019 dont le thème est : « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde ». L’avènement de ce Mois Missionnaire sera également l’occasion de la célébration du centenaire de la lettre apostolique Maximum Illud du pape Benoît XV qui, à cette époque, avait écrit surtout pour la dissociation de la colonisation et de la mission en terre de colonies. L’objectif principal et l’objectif spécifique de cette célébration est de permettre à toute l’Eglise de sortir d’une pastorale ordinaire pour entrer dans la pastorale missionnaire : la pastorale Ad Gentes.   Le second volet conduit par le Père Crépin concerne les activités et propositions de la Cellule de mobilisation de fonds de la Commission diocésaine des OPM en vue de l’avènement d’une solidarité inclusive dans notre communauté chrétienne. A ce niveau, il faut noter que La Caisse de Solidarité pour le fonctionnement harmonieux du diocèse étant une création du PSAP, sera soutenue par deux autres caisses pour enrichir l’idée selon laquelle la solidarité doit avoir un visage plus précis. Il s’agit de la Caisse d’Investissement et la Caisse de Solidarité diocésaine auxquelles s’ajoutent la Fondation pour la formation dans les séminaires et l’apport des OPM. La stratégie de renflouement de ces caisses a été bien étudiée par la commission.

La troisième communication de la journée est un point sur les travaux de la commission diocésaine pour le développement. Elle a été assurée par le Père Ghislain SANNY, Secrétaire de la dite Commission. Les travaux à ce niveau se sont essentiellement concentrés sur l’identification de domaines d’investissement rentables qui conduiront progressivement le diocèse à une auto prise en charge. Trois projets sont pour le moment retenus. Il s’agit de la construction et de la location des salles de fête, de la création d’une quincaillerie diocésaine et de la création de l’office diocésain des pèlerinages et voyages, qui seront respectivement logés sur la Paroisse Saint Michel de Cotonou, le site CAALT à Cotonou et la Paroisse Saint Michel de Cotonou au rez-de-chaussée dans les locaux de l’ancienne agence de vente des tickets valeur de la SONACOP.

La commission continue les réflexions et s’ouvre aux propositions éventuelles. Deux ont même été émises à savoir : l’achat d’actions et/ou la création d’un service de froid au vu des voitures climatisées, ventilateurs et salles climatisées désormais ordinaires.

Toujours pour une meilleure réussite des projets ici indiqués, Mgr l’Archevêque a évoqué trois choses importantes. La première relève de la nécessité pour tous les agents pastoraux de faire une promotion des salles de fête qui seront proposées par le diocèse, auprès des groupes et associations. Ces derniers n’auront plus de raisons pour aller ailleurs ; les tarifs seront étudiés en conséquence. Pour la deuxième qui est en lien avec la création de la quincaillerie, une lettre circulaire sera émise en son temps pour informer tout le monde de son effectivité. Toutes les dispositions seront prises pour une concurrence de taille sur le marché. La troisième chose est relative à l’office diocésain des pèlerinages et voyages. Tous les groupes qui auront à effectuer des pèlerinages en dehors du diocèse seront obligés de prendre une autorisation au secrétariat dudit office.

La quatrième communication a été faite par les Pères Arsène HOUNKPE, Leutias PADONOU et Bernard AHOTONDJI. Elle portait sur la Mutuelle de Santé de l’Archidiocèse de Cotonou (MUSAC), qui sera officiellement lancée le 1er Juillet 2019. Son objectif principal est de faciliter l’accès aux soins par une meilleure couverture sanitaire. En sont bénéficiaires tout prêtre diocésain ou appartenant à une société de vie apostolique, tout religieux ou toute religieuse exerçant sur le territoire national, et tout grand séminariste de l’Archidiocèse de Cotonou. Le mode d’affiliation est celui de groupe, et la prise en charge est possible dans les institutions sanitaires de l’Archidiocèse ainsi que les hôpitaux agréés par la MUSAC que sont : le CNHU et l’Hôpital d’Instruction des Armées. Deux formules possibles : soit se rendre dans l’une de ces institutions sanitaires en se munissant de sa carte d’adhérent et du ticket modérateur de 30% ; soit faire parvenir à la MUSAC tous les originaux des papiers des opérations médicales, après avoir engagé tous les frais de santé. Et pour ce faire, le dossier de remboursement doit contenir les reçus de consultation, les bons d’examen et leurs reçus acquittés ; les bons d’analyse et leurs reçus acquittés ; les ordonnances signées et cachetés par un médecin agréé ; les factures acquittées et tickets de caisse des pharmacies à annexer aux ordonnances. Le remboursement se fera au plus tard un mois après la réception des factures et selon le barème retenu par la MUSAC. 70% pour les prêtres et 50% pour les grands séminaristes. La MUSAC de l’année en cours ne prend pas en charge les frais de soins antérieurs à cette date.

Des échanges s’en sont suivis, qui ont permis aux conférenciers de préciser certains aspects de la MUSAC, dont la cotisation par adhérent qui s’élève à 141 580f par an, le ticket modérateur de 30% qui est la charge supportée par l’adhérent, la première phase du lancement de la mutuelle qui concerne uniquement les prêtres et les grands séminaristes de Cotonou. La question relative au bilan de santé qui a suscité beaucoup d’interventions sera mûrie par les membres du conseil d’administration.

La cinquième communication, la dernière de cette journée, a rapport à l’accompagnement des chrétiens dans la politique. Elle a été donnée par M. Félix Côme d’OLIVEIRA sur son dernier ouvrage « Le chrétien doit faire la politique autrement ». Mû par le message que véhicule cet aphorisme latin « Verba volant, scripta manent » (les paroles s’envolent, les écrits restent) et porté par le souci d’immortaliser les enseignements des évêques et prêtres, l’auteur en est arrivé à faire de l’art scripturaire son champ privilégié d’apostolat. Constatant la raréfaction des chrétiens en politique, par purisme ou par pusillanimité, il rappelle que la vocation de tout chrétien est de faire le bien, en aimant son prochain comme lui-même (Jn 13, 35 : avoir de l’amour les uns pour les autres). Or, disait le docteur angélique, « la politique est la plus haute expression de la charité » sinon le plus vaste champ de la charité. M. d’OLIVEIRA, à la lumière des Saintes Ecritures et du Magistère, a monté que « pratiquer cette plus haute expression de la charité, cette forme la plus élevée de la charité, aimer le prochain au-delà des frontières familiales et amicales, est sans conteste la réponse positive aux questions qui nous seront posées au jugement dernier. Il a exhorté pour finir à la réhabilitation de la finalité de la politique : l’image de Jésus lavant les pieds à l’un de ses disciples sur la première de couverture de l’œuvre, traduit bien cette finalité du service de l’autre dans l’humilité.

 

TROISIEME JOURNEE

Dans son introduction en la troisième journée, Mgr l’Archevêque est revenu sur les communications de la veille pour féliciter et encourager les différents promoteurs qui entrent dans la mise en œuvre de cet objectif stratégique de la Bonne Gouvernance.

Après la lecture, les amendements et l’adoption de la synthèse des travaux du jour précédent, cinq communicateurs nous ont tenu en haleine :

  • Monsieur Victor GBAGUIDI, sur le Comité Technique d’Approbation et de Suivi des Constructions,
  • Professeur Dorothée Kindé-Gazard, sur l’Avecath,
  • Père Hubert Kedowidé, sur la création d’une agence diocésaine des Voyages,
  • Maître Michel Tchikaya, sur le projet d’école de médiation,
  • Mme Danielle Pliya, sur le Thème « Votre vie entre vos mains, un apostolat pour la vie

 

La première Communication nous est venue du Comité Technique d’Approbation et de Suivi des projets.

Ce Comité dont Monsieur Victor GBAGUIDI est le coordonnateur a pour objectif d’accompagner le diocèse et ses structures sous tutelle dans la conception et la réalisation de leurs infrastructures immobilières tout en garantissant le respect des textes en vigueur pour l’obtention du permis de construire ainsi que le suivi de la construction pour sa conformité aux normes requises.

Dans une première partie, il a présenté les intervenants dans la chaîne de construction que ce soit le commanditaire de l’œuvre comme les exécutants : l’architecte, l’ingénieur, le géomètre, l’entrepreneur et les ouvriers. Tous travaillent à la réalisation d’un bâtiment à structure stable, chacun selon sa compétence, ses attributions et son importance dans la chaîne de construction. Ces intervenants dans la chaîne d’exécution des travaux autorisés par le permis de construire doivent être des techniciens chevronnés. Les exigences en la matière sont d’autant plus élevées en fonction de l’importance du bâtiment à construire. L’intervention de ces différents acteurs permet d’avoir plusieurs regards sur l’ouvrage pour que d’éventuels défauts n’échappent pas à tous.

Dans la deuxième partie, il a présenté les étapes pour la construction que sont la phase d’obtention du permis de construire avec les pièces graphiques à fournir, la phase de recrutement des entreprises et la phase de réalisation de l’ouvrage. Dans le Code de construction actuellement en cours d’étude pour adoption, même les constructions sans fondations sont subordonnées à l’obtention d’un permis de construire ; et le non-respect de ces normes est sujet à une amende allant de 1.500 francs à 2.500 francs par mètre carré en fonction du type de construction, amende doublée en cas de récidive sans passer sous silence celle risquée en cas d’opposition aux droits de visite de contrôle qui s’élève à 100.000 francs.

Pour finir, il a présenté ce qu’il appelle les « pathologies » qui sont les risques d’effondrement et dégâts collatéraux dans les cas où on ne respecte pas les normes de construction.

La communication a été créditée par différents témoignages qui ont attesté de l’efficacité de ce Comité.

 

2ème Communication sur l’AVECATH

 

La deuxième communication a été donnée par l’Amicale des Volontaires de l’Église Catholique (AVECATH). La responsable, Professeur Dorothée Kinde-Gazard a fait son développement en trois points. D’abord, la genèse, ensuite, les textes fondamentaux, et enfin les lieux d’existence de l’Amicale dans les autres diocèses. Depuis la première visite du Pape Jean-Paul II jusqu’à celle du Pape Benoît XVI dans notre pays, de nombreux laïcs se sont investis pour aider dans les préparatifs et l’accueil des Souverains Pontifes. Réfléchissant plus sérieusement à la manière d’aider l’Église catholique, ils se sont constitués en Amicale enregistrée dans le Journal officiel.

Cette amicale a eu une reconnaissance ecclésiale en 2014 avec Mgr Antoine Ganye en présence du nonce apostolique. Les membres se sont dotés d’un statut et d’un règlement intérieur et se sont donné pour but d’aider la Conférence en mettant promptement et généreusement leurs compétences à sa disposition et en œuvrant à la promotion du développement intégral de tous.

Ils sont déjà présents dans plusieurs diocèses comme Abomey, Djougou, Natitingou, Parakou, et le processus est en cours avec Kandi, Porto-Novo et Dassa.

 

3ème Communication sur agence diocésaine de voyages et des pèlerinages

 

La troisième communication est celle du Père Hubert Kedowidé qui porte le projet de la création d’une agence diocésaine de voyage qui ne va pas se substituer à celles qui existent déjà dans le pays, mais travaillera plutôt en partenariat avec elles.

Cette agence se fixe trois buts :

  • Faire de chaque pèlerinage l’occasion pour le pèlerin d’une croissance personnelle et spirituelle,
  • Devenir une structure de solidarité qui permette au plus grand nombre de faire l’expérience spirituelle dans le cadre d’un voyage.
  • Augmenter les possibilités financières d’auto prise en charge de l’archidiocèse.

 

4ème Communication sur le projet de l’école de médiation à Cotonou

 

Dans l’après midi de cette journée il y a eu deux communications. La première fut donnée par Maître Michel TCHICAYA, Avocat depuis 34 ans, diplômé en médiation à l’Institut Catholique de Paris et appelé à la  cour d’arbitrage de Côte d’Ivoire depuis 2004. De cette découverte et de son expérience, il a essayé de convaincre l’assemblée que la médiation, c’est la justice du XXIème siècle parce que les justiciables fuient désormais les tribunaux pour rechercher les modes alternatifs de règlements de litiges qui sont au nombre de 4 : la médiation, l’arbitrage, la négociation, le training. Soulignons que ce dernier est plus ancré et adapté dans un contexte anglophone. Cette formation fut une découverte qui a convaincu le Conférencier qu’il faut que l’Eglise s’approprie la médiation car elle a des prédispositions. De son retour en Côte d’ivoire et de sa pastorale dans le domaine de la médiation dans les aumôneries des Dominicains, Maître TCHIKAYA obtiendra, avec l’appui de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire de créer le Centre de recherches en médiation, arbitrage et négociation à l’UCAO. Le projet actuel se résume en cette question : que faire au niveau du diocèse de Cotonou ? Car entre le Tribunal et la médiation, il faut choisir la médiation et en faire un instrument d’évangélisation.

Un riche échange s’en est suivi qui ouvre la brèche sur les conditions de l’avènement et de l’application de la médiation dans notre diocèse comme l’une des approches pour mieux évangéliser.

 

5èmeCommunication sur la santé et le bien-être

 

La deuxième conférence fut l’œuvre de Mme Danielle Pliya Epse TEVOEDJRE sur le thème : Votre vie entre vos mains, un apostolat pour la vie. Au début, la conférencière a posé comme postulat la réalité de la bonne santé et de la vie sur terre sans maladies. Cette bonne nouvelle dont elle se fait l’annonciatrice depuis des années maintenant est un riche héritage reçu de son feu père, le bien-aimé papa Jean Pliya qui à l’âge de 37 ans avait été déjà condamné par la médecine moderne pour cause de nombreuses pathologies qui lui avaient été diagnostiquées. Mais ce pronostic a été déjoué dans la mesure où, grâce à la naturopathie, Jean Pliya a pu vivre jusqu’à 85 ans, rappelé à Dieu dans son lit sans maladies. En 4 grandes parties, la digne fille de son père a exhorté les agents pastoraux à coopérer avec Dieu pour comprendre les raisons des péchés et des déséquilibres occasionnés contre ce corps extraordinaire qu’il nous a confiés à gérer. Pour des hommes de foi porteurs d’espérance comme vous « le plus jeune mourra centenaire » Isaïe 65, 20.

C’est en cela que les nouveaux modes de vie adoptés sans discernements constituent de l’absurdité dont il faudra se détourner pour se conformer à la volonté de Dieu qui a créé la nature et ses lois. Au cœur de tout cela, l’Eglise, à partir de ses prêtres, religieux et religieuses doit se définir comme le modèle d’un retour à la loi naturelle. Nous devons faire preuve de lucidité afin de conduire les fidèles dans la bonne voie en annonçant l’évangile de la miséricorde, de la vie, de la bonne santé.

 

Le débat ouvert à la suite de cette communication a donné lieu à des échanges de qualité sur le bien-être humain. Danielle Pliya a martelé que la naturopathie n’est pas de l’utopie. Vu le temps insuffisant pour satisfaire aux questions, elle a recommandé le livre qu’elle a écrit à ce sujet et dont elle a apporté quelques exemplaires pour ceux qui sont intéressés d’approfondir leur connaissance dans les lois de la nature.

 

Ainsi se refermait la troisième journée de cette session de Quasimodo qui apparaissait comme la journée charnière.

 

            La quatrième journée a consisté essentiellement en la prière de l’office des lectures, de différents communiqués et de la présentation de la synthèse générale qui sera suivie du mot de fin de notre Père Archevêque. La session sera clôturé par l’Eucharistie et les agapes fraternelles, expression d’une communion fraternelle réellement vécue et toujours mieux approfondie. Puisse le ressuscité nous rejoindre encore sur nos chemins comme jadis les disciples afin de raviver en nous l’ardeur de la mission

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