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Comment un fidèle chrétien pourrait-il vivre son temps de carême dans une société actuelle qui fait une place de choix au bruit et à la distraction?

 

 

Voilà une question pertinente qui vient prendre place dans un contexte social oú la vie semble n’être que  bruit et distraction. C’est au coeur d’une telle vie que Dieu conduit son peuple au désert.

Le carême en effet rappelle les quarante ans que le peuple d’Israël a passés  au désert (Dt 1,19; 8,15) sous la houlette de Moïse et les quarante jours (Lc 4,2) durant lesquels Jésus, nouveau Moïse a vécu au désert. Les paroles de Yahvé à son peuple, rapportées par Osée, posent les bases d’une relation intime qui rappelle au croyant, comme un époux le ferait à sa femme, ce que Dieu entend faire en lui, pendant le carême: «…je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son coeur» (Os 2,16). Comment cela pourrait-il se faire dans un condtionnement spatio-temporel frénétique peuplé de divers parasites qui nous arrachent notre sérénité? La première tentative de réponse pourrait proposer au fidèle le retrait d’une atmosphère bruyante.

De ce  point de vue, l’attitude d’Élie peut nous instruire: Pour s’arracher aux intrigues politiques et sauver sa vie des mains de Jézabel, épouse d’Achab (1 R 19,2), Élie alla au désert (1 R 19,4), il y put entendre la voix de l’ange et les instructions (1 R 19,5.7) qui lui permirent de reprendre les forces et marcher quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu (1 R 19,8).  Le temps de carême est celui le plus propice pour  aller se ressourcer dans les centres de spiritualité ou sanctuaires où loin de tout bruit, on peut prendre le temps d’écouter un prédicateur, de lire et méditer la Parole de Dieu.

La deuxième tentative de réponse prévoit le cas où nous revenons à nos activités habituelles après que nous eûmes pris un laps de temps de ressourcement en retrait loin des bruits environnants. Le fidèle peut s’aménager un creuset de silence pour rencontrer Dieu malgré les bruits qui submergent. Et c’est ici que Madeleine Delbrêl nous aide dans l’attitude à tenir au coeur du monde pendant le carême. Elle dit: « Le silence, n’est pas d’abord absence de bruit, mais écoute de la Parole de Dieu. Faire silence, c’est écouter Dieu quand il parle et il parle partout: dans la prière, dans l’Église et dans le monde où il nous appelle.

Le silence n’est pas évasion mais rassemblement de nous-mêmes au creux de Dieu … »
(cf. « La sainteté des gens ordinaires« , tome VII des Œuvres Complètes, Nouvelle Cité 2009, 168)

2 Comments

  1. Merci cher père. Très limpide votre explication

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