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  • on 29 mai 2015

Historique du synode diocésain de Cotonou

   Du grec sun (ensemble) et  odos (chemin), le synode diocésain est la réunion des prêtres et des fidèles de l’Eglise particulière, choisis pour «faire route ensemble» et apporter leur concours et expertise à l’évêque diocésain pour le bien de la communauté diocésaine tout entière. Seul l’évêque diocésain peut convoquer un synode diocésain, et non pas quelqu’un qui gouverne le diocèse par intérim.

L’histoire des synodes a commencé au Dahomey, par « un premier synode réuni à Agoué les 16, 17 et 18 janvier

1898 par les soins du Père Hyacintho BRICET, 3e préfet apostolique au Dahomey, dont la juridiction s’étendait jusqu’au Niger inclusivement. Durant ces trois jours, le synode d’Agoué a abordé successivement les problèmes touchant le règlement de vie, l’administration temporelle et spirituelle, le ministère en particulier, les sacrements, les enterrements, le jeûne et l’abstinence, les pouvoirs, quelques règles de conduite pour les missionnaires, les préséances, les testaments, et diverses formules d’abjuration et de profession de foi en fon et en mina, et un indult de Léon XIII autorisant le père BRICET à donner la confirmation en fon et en mina ».

77 ans après, Mgr Christophe ADIMOU, transféré du siège épiscopal de Lokossa pour remplacer Mgr Bernardin GANTIN, sur le siège métropolitain de Cotonou, et prenant à son compte les grandes préoccupations pastorales de ses prédécesseurs (Mgr Louis PARISOT, Mgr Bernardin GANTIN) annonce, le 25 mars 1972, un nouveau synode en ces termes : « Après Vatican II, il n’est plus permis à personne d’entre nous, de vivre tout comme avant, sans nous poser aucun problème. Le but visé par notre synode est essentiellement de nous aider à nous renouveler de l’intérieur pour être plus conformes au Christ dans notre Eglise locale ». Dans l’esprit de la recommandation de Vatican II (Christus Dominus n° 36) et pour le progrès de la foi et le maintien de la discipline ecclésiastique, le prélat reconnaissait dans son mot d’ouverture que « le problème fondamental qui se pose à nous et d’une façon prioritaire, est une question de foi ». Deux thèmes ont été retenus pour la session de janvier : la formation de la foi et le dynamisme de la foi. Comment éclairer et faire grandir la foi en chacun de nous ? Comment vivre notre foi en profondeur ? Comment la communiquer ? La messe d’ouverture du synode a eu lieu à la cathédrale de Cotonou le vendredi 3 janvier 1975 à 19h. L’assemblée synodale est tenue le lendemain dans l’Eglise Saint Michel de Cotonou à 8h30 du matin. Les travaux se sont déroulées à Saint Michel d’abord les 4 et 5 janvier, puis les 11 et 12 janvier 1975, et enfin le dimanche 12 janvier 1975 la messe de clôture à 19h.

En dehors des évêques du Dahomey, qui sont les premiers invités à ce synode, tous les prêtres exerçant un ministère au service du diocèse, les diacres, les religieux, les supérieures générales des congrégations autochtones et leur conseil, la supérieure provinciale des Sœurs Notre-Dame des Apôtres et son conseil, une déléguée des autres instituts religieux, les délégués des catéchistes, les délégués de mouvements et groupes de prières, deux délégués par paroisse, choisis dans le conseil pastoral paroissial, des personnes spéciales ont été invitées par l’archevêque. Les travaux se sont déroulés à travers des commissions spécifiques et des sous-commissions sous la supervision d’un secrétariat général assuré par le Père Paul-Gaspard DAGNON et la Sœur Nicole RIVORD, Nda, et un comité directeur de 21 membres composés de prêtres, de religieuses, de pères et mères de famille. 7 préoccupations générales étaient à l’ordre du jour : la croyance en Jésus et la croyance aux vodouns, le fondement de la foi chrétienne et la Bible, l’Eglise et le rôle des prêtres et des consacrés et les sectes, la foi en la Trinité et les autres religions, le salut de Jésus et les sacrements, les béatitudes et les commandements chrétiens, le retour du Christ et la résurrection. La compétence de l’assemblée synodale est de proposer des orientations pastorales en rapport avec les travaux et de discuter les textes à examiner et les amender au besoin. En ce temps-là, des analyses et des discussions ont été menées, des orientations pastorales données. Les différents archevêques successeurs de Mgr ADIMOU ont traduit en actes selon leur charisme propre certaines décisions.

37 ans après, Mgr Antoine GANYE, lors de l’ouverture diocésaine de l’année de la foi, le 28 octobre 2012 en l’Eglise Saint Michel de Cotonou, cible trois défis de la foi, à savoir l’intériorisation de la foi, l’approfondissement de ses contenus et l’engagement renouvelé pour la mission. Il souligne la nécessité de faire un état des lieux avant tout investissement dans le champ des défis majeurs de la foi aujourd’hui dans le diocèse pour une évangélisation en profondeur de la vie à la suite du Christ. Il convoque alors, par décret du 25 mars 2014, une deuxième session de ce synode de 1975, qui a porté sur  « l’essentiel de la foi chrétienne », pour recueillir l’héritage laissé par les aînés et le porter à maturation « pour une foi chrétienne authentiquement comprise et vécue », en restant fidèle à la précieuse préparation de l’évènement lors du quasimodo des 9, 10, et 11 avril 2013 au collège catholique Père Aupiais. La deuxième session du synode a effectivement démarré avec le quasimodo du 29 avril au 2 mai 2014. Une première sous-session a abordé les thématiques « Foi et doctrine », « Foi et culture », et « Foi et politique ». Quelques mois après, les 10 et 11 décembre 2014, une deuxième sous-session est convoquée et a abordé  les questions de « Foi en contexte familial », puis de « Foi et vécu sociétal. » La troisième sous-session a eu lieu le mercredi 11 mars 2015, dans la salle de conférence du Chant d’oiseau de Cotonou. Elle  a traité de la question de la « Foi en milieu éducatif »

 

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