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  • on 9 février 2019

Cinquantenaire de l’UCB

L’Union du Clergé Béninois a cinquante ans

1969-2019 cela, fait déjà 50 années que l’union du clergé béninois (UCB) a vu le jour. C’est pour rendre grâce à Dieu et tracer le cadre de la nouvelle dynamique de leur Union et ainsi ouvrir les nouveaux chantiers pastoraux d’évangélisation que les prêtres venus de divers horizons du Bénin se sont réunis, au grand séminaire Saint Gall de Ouidah du 4 au 8 février 2019. Il est revenu à l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji, d’officier la messe d’ouverture. Au cours de son homélie, l’archevêque a rappelé aux prêtres qu’« Il est important que cet anniversaire retentisse dans chaque cœur de prêtre comme un appel insistant à vivre l’idéal de la sainteté sacerdotale dans toute sa radicalité aujourd’hui ». Le prêtre doit s’accrocher à trois piliers fondamentaux tirés du Christ, il s’agit de la compassion, la foi inébranlable et la force intérieure, « Nous ne devons pas être spirituellement vides » a-t-il ajouté.

Cérémonie de lancement

« Aujourd’hui, les énergies se dispersent. Il y a moins d’engouement. Les participations aux assemblées baissent », se plaint le père Patrick Sabi Sika, délégué national de l’Ucb lors de son allocution. Il a néanmoins remercié tous les confrères qui ont effectué le déplacement et en particulier les délégations du Togo du Niger et du Sénégal, avant d’appeler les membres du clergé à être unis davantage. À sa suite, le maire, de la ville de Ouidah, Mme Célestine Adjanohoun, s’est réjouie du choix porté sur sa ville pour accueillir la 47e assemblée générale de l’Ucb. Elle a ensuite remercié le clergé pour le rôle phare qu’il joue dans la cité « C’est à travers le ministère que vous exercez en tant que prêtres du Christ que l’Église œuvre à l’humanisation des personnes dans un processus qui permet à chaque individu de s’accomplir en tant qu’Homme et de trouver pleinement sa place dans la marche du monde ». Le préfet quant à lui a remercié le clergé béninois pour son rôle d’éveilleurs de conscience et sa quête permanente et résolue non seulement de la paix sociale, mais aussi du bien-être général et de l’ordre public. Pour mettre fin à la cérémonie d’ouverture Mgr Antoine Sabi Bio, évêque chargé du clergé à la Conférence épiscopale du Bénin a officiellement ouvert la 42e assemblée générale.

Communiqué final des travaux, extrait

Au cœur des différentes activités de cette 47e Assemblée Générale était inscrite la révision des statuts de notre Union comme fruit concret de la redéfinition de notre identité commune et l’urgence d’une reconnaissance officielle de la Conférence Épiscopale du Bénin, indispensable pour une reconnaissance publique. Plusieurs conférences et échanges ainsi que des travaux en carrefour ont permis d’approfondir le thème et ont donné lieu aux résolutions et recommandations suivantes :

– Considérant que le jubilé d’or de l’Ucb est célébré providentiellement au lendemain de la célébration du 90e anniversaire de l’ordination presbytérale du premier prêtre béninois, le père Thomas Mouléro ;

– Considérant que la célébration d’un jubilé est toujours l’occasion de revisiter l’histoire pour mieux organiser l’avenir ;

– Considérant la nécessité pour tous les prêtres de fédérer toutes leurs compétences autour des idéaux communs face aux multiples tentatives de déconstruction de l’homme noir ;

– Considérant qu’au milieu de son peuple, le prêtre travaille à la sanctification mais également à la promotion de la justice et de la paix ;

Les prêtres béninois rassemblés au sein de l’Union du Clergé Béninois (Ucb) s’engagent :

1- À considérer le père Thomas Mouléro, non pas comme le simple souvenir du premier prêtre mais davantage comme un modèle sacerdotal qui nous appelle à vivre l’idéal de la sainteté sacerdotale dans toute sa radicalité et être présence réelle du Christ au milieu de notre monde ; à faire connaître le père Thomas Mouléro au peuple de Dieu et à faire inscrire son histoire dans la formation des futurs prêtres ;

2- À repartir des idées fondatrices qui ont préparé la genèse de l’Union du Clergé Béninois en travaillant davantage la question de l’inculturation grâce à la création d’un observatoire de l’Union pour la pastorale de l’inculturation portée par tout le peuple de Dieu en chaque diocèse ; à travailler à la création d’un Conseil des Ainés et Anciens Délégués Nationaux pour aider à l’animation de la Fraternité en l’Ucb ;

3- À faire renaître la revue de l’Ucb, « Confluents » comme lieu d’échanges et de promotion des recherches scientifiques des prêtres ;

4- À susciter plus d’intérêt à toutes les initiatives sacerdotales de nature à favoriser l’entraide mutuelle et la solidarité entre prêtres et entre les structures interdiocésaines ; à adopter la Fondation Thomas Mouléro comme un creuset de solidarité entre prêtres et au service des prêtres ;

5- À exhorter tous les fidèles à la prière et à un comportement exemplaire pour le bon déroulement des élections prochaines dans notre pays ; En outre, les prêtres béninois rassemblés au sein de l’Union du Clergé Béninois (Ucb) recommandent à tous les acteurs de l’ordre civil, autorités politico-administratives, société civile et toutes les personnes de bonne volonté,

6- De travailler aux côtés de l’Église pour combattre toutes les formes de démolition de l’Homme noir et de sa culture. Les prêtres béninois rassemblés au sein de l’Union du Clergé Béninois (Ucb), lancent un appel filial à tous les évêques du Symposium des Conférences d’Afrique et de Madagascar (Sceam) :

7- D’inscrire à l’ordre du jour de leur Jubilé d’or, la nécessité de redéfinir, à partir d’une problématique commune établie, les manières d’agir pastoralement pour une fois authentique en Afrique.

8- De se mobiliser pour préserver l’Afrique et son peuple de toutes les tentatives de la promotion d’une culture de mort, de l’asservissement de ses dirigeants, de l’exploitation de ses ressources pour le triomphe d’une civilisation d’amour, de fraternité et de solidarité entre ses peuples.

Enfin, cela est entendu de tous, que le premier Bâtiment du Grand Séminaire Saint Gall datant de 1914 est susceptible d’être considéré comme patrimoine national et même inscrit au nombre des patrimoines de l’Unesco, vu son importance historique dans la formation des futurs prêtres et de nombreux éminents cadres de notre pays. L’Union souhaite que des démarches soient entreprises effectivement à cette fin.

 

Fait au Séminaire Saint Gall, Ouidah, le 7 février 2019

Père Hubert KÊDOWIDÉ,

Secrétaire Général

propos recueillis par Jean Agossou

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