Thèmes préparation rencontre de Cotonou 2016

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1/ Vivre un pèlerinage de confiance

« Dieu dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom ; soit une bénédiction ! » (Ge 12, 1-2)

Depuis les origines Dieu se révèle en appelant à quitter sécurités et assurances pour vivre une relation privilégiée avec lui, être signe de sa bénédiction et témoin pour toute la famille humaine. Nous mettre en route aujourd’hui pour un pèlerinage de confiance, c’est ouvrir une nouvelle étape du cheminement de Dieu avec les hommes.

Quelle parole de Dieu est source de confiance pour moi ?

Comment me rendre disponible aujourd’hui pour vivre de l’appel de Dieu ? Qu’ai-je à quitter ?

Quels sont les résistances et les obstacles à la confiance ?

Quelles sont des personne qui créent ou font grandir la confiance autour d’elles ?

Quelles initiatives puis-je prendre pour faire grandir la confiance autour de moi ?

2/ Une option pour la foi

« Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Eux, aussitôt laissant les filets, le suivirent » (Mt 4, 19-20)

Être disciple du Christ c’est faire une option pour la confiance, lâcher prise, ne plus chercher à maîtriser destin, carrière, soi-même ou les autres mais s’en remettre à Dieu. Parce-qu’il croit en moi le premier, le Christ est la source de la confiance.

Quelles sont les personnes et les événements de ma vie qui ont fait grandir en moi une disponibilité aux autres et à Dieu ?

Quels sont aujourd’hui les réalités qui s’opposent à la foi ? En quoi le Christ me propose autre chose ?

Comment renouveler la confiance après un échec, une rupture ?

Comment suis-je serviteur de la confiance autour de moi ? Comment éveiller d’autres à la confiance ?

3/ Solidarité

« En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40)

Alors que sciences et technologies ne cessent de se développer et de s’étendre, la famille humaine connaît des déchirures multiples. Où puiser le courage et l’inspiration pour écrire une nouvelle page de la fraternité ?

Dans quelle circonstance m’a-t-il été donné de me faire proche le petit, le pauvre, le malade, l’étranger ou le prisonnier ? Comment le Christ offre-t-il de nouvelles solidarités ?

Qu’est-ce qui se transforme en moi, quand je me fais proche des plus petits ?

4/ Donner autour de nous le goût de vivre

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? » (Matthieu 5,13)

Être sel de la terre est un don de Dieu que nous voudrions accueillir avec joie. En étant sel de la terre, nous pouvons transmettre le goût de vivre. Et quand nous rendons la vie belle à ceux qui nous sont confiés, notre existence prend un sens. Si, face à la multitude d’obstacles, nous nous demandons : « À quoi bon continuer à nous battre ? », rappelons-nous que peu de sel suffit à donner de la saveur. Par la prière, nous apprenons à nous regarder comme Dieu nous regarde : il voit nos dons, nos capacités. Ne pas nous affadir, c’est nous engager corps et âme et faire confiance aux dons de Dieu en nous. Cherchons pour nous-mêmes et pour les autres ce qui nous fait croître et favorise un épanouissement.

Dans un quotidien plein d’engagements et de sollicitations, quelle place est-ce que je réserve à la

prière ?

Qu’est-ce qui m’aide à écouter Dieu ?

Quels gestes ou initiatives contribuent à animer un esprit de fête là où je vis ?

5/ Réconciliation

« Quand tu présentes ton offrande à l’autel, si tu te rends compte que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande et va d’abord te réconcilier avec lui. » (Matthieu 5,23-24)

En nous tous se trouve l’aspiration à vivre ensemble comme dans une unique famille humaine, mais cela ne va pas de soi, ni en famille, ni entre amis, ni dans nos villes et villages, ni entre nations. Quand les chrétiens se réconcilient, ils deviennent un signe dans une humanité qui cherche elle-même son unité. Il y a des situations où la réconciliation est urgente. Pour nous y engager, à nous de comprendre les peurs qui enferment l’autre dans des préjugés, à nous aussi de nous rendre compte que d’autres peuvent avoir un reproche à nous faire. L’Évangile nous appelle à ne transmettre ni autour de nous ni à la génération suivante les ressentiments hérités du passé. Osons susciter des rencontres entre ceux qui ne partagent pas les mêmes idées, le même style de vie ou la même religion, qui ne viennent pas de la même culture ou du même milieu social. Apprenons à nous connaître les uns les autres, à nous inviter mutuellement. Ayons le courage de demander pardon et de pardonner.

Où est-ce que je vois un appel à la réconciliation autour de moi ?

Comment inventer des gestes et des initiatives de réconciliat
ion ?

Comment ma foi peut-elle m’y aider ?

6/ Se mettre au service de la paix

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu. » (Matthieu 5,9)

La paix est davantage qu’une absence de conflit, elle est bonheur, elle donne juste place à chacun, elle est plénitude de vie. Quand nous l’accueillons en nous, la paix de Dieu s’étend à ceux qui nous entourent et à toutes les créatures. Le désir de la paix élargit notre cœur et l’emplit de compassion pour tous. Il se traduit dans une attitude d’accueil et de bienveillance dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos activités quotidiennes. La paix est aussi à la racine de la justice à plus grande échelle. Dans des sociétés où se côtoient luxe et pauvreté, faut-il s’étonner que des violences surgissent ? Le partage des richesses est un facteur d’apaisement et une contribution majeure au bien commun. Certains prennent un engagement pour promouvoir la paix en assumant des responsabilités dans la vie publique de leur pays, dans une association, dans leur entreprise, au service de personnes ayant des besoins particuliers. Allons vers quelqu’un pour qui il n’y a pas de paix. Veillons plus particulièrement aux migrants. Discernons les situations d’injustice et apportons notre protection à ceux qui sont vulnérables. Identifions les esclavages modernes. Avec d’autres, prions pour la paix. Pour cela tenons-nous par exemple chaque dimanche soir pour une demi heure en silence.

Quelles sont des personnes de paix autour de moi ?

Qu’est-ce qui s’oppose à la paix intérieure ?

Quels engagements pour la paix puis-je tenir ?

7/ Église communion

« Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2, 42)

A Pentecôte, l’unité voulue par Jésus prend un visage public. L’assemblée des croyants rend crédible le pardon du Ressuscité et proclame par sa vie la Bonne Nouvelle du salut offert à tous.

Comment témoigner par ma vie de l’Évangile ?

Avec qui puis-je durer dans un engagement ?

Comment puis-je contribuer à construire la communauté chrétienne locale ?

Comment garder ouvertes les portes de notre communauté chrétienne pour accueillir et pour aller au dehors, rejoindre d’autres ?

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